DETECTIVE

ENQUÊTES ET CONTRE-ENQUÊTES JUDICIAIRES PENALES


LES ENQUÊTES ET CONTRE-ENQUÊTES JUDICIAIRES : STRATEGIE, ACTION ET MOYENS D'INTERVENTION

 

 

 

 

 

 

  

Assistée de professionnels chevronnés et d'experts reconnus agissant en synergie, Sabrina Hamoudi, détective pénaliste agréé, a fondé l'A.R.D.D. (Agence de Recherches pour la Défense des Droits) ; s'érigeant en véritable contre-pouvoir, elle représente un dernier recours pour tous les justiciables confrontés aux dysfonctionnements et erreurs de l’institution judiciaire.

 

ELLE INTERVIENT

 

-   Avant toute procédure judiciaire ;

 

-  Pour étayer une plainte avec constitution de partie civile ;

 

-     Pendant une enquête préliminaire ;

 

-      Pendant une instruction ;

 

-      Après la clôture d’une instruction ;

 

-      Après un appel ;

 

-      Après un classement sans suite ;

 

-  Après le rejet d’un pourvoi en cassation pour étayer un recours en grâce ou une requête en révision.

 

 

 

 

 

SA STRATEGIE ET SES MOYENS D’ACTION

 

 

 

Dans un cadre légal, en concertation étroite avec les représentants de la défense ou de la partie civile, l'A.R.D.D. est compétente pour procéder à : 

 

- L’étude et l’analyse approfondie de dossiers ;

 

- L'audition de témoins et la recherche de tout élément probant ;

 

 - Des chronométrages et des reconstitutions ;

 

- Des expertises, contre-expertises ou contrôles d'expertises (écritures, taches, empreintes, traces, balistique, rapports psychiatriques, autopsies, analyses toxicologiques) ;

 

- Des appels à témoins ;

 

 

- De la communication (des conférences de presse,  la mobilisation de comités de soutien et la sensibilisation de personnalités) ;

 

- Des démarches et interventions auprès de la chancellerie (Direction des affaires criminelles et des grâces et Direction de l'application des peines) ;

 

- L'organisation de diverses manifestations ;

 

- Une participation active aux procès (notamment tribunaux correctionnels et cours d'assises) ;

 

- La détermination et l'établissement des listes de citations à comparaître ;

 

- La délivrance de rapports et comptes rendus recevables devant toutes juridictions.

 

 

 

 

 


20/02/2011
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ENQUÊTES ET CONTRE-ENQUÊTES JUDICIAIRES EN VUE DE LA MANIFESTATION DE LA VERITE AU SOUTIEN DE LA DEFENSE OU DE LA PARTIE CIVILE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les services administratifs officiels sont amenés à effectuer des enquêtes dans le dessein de rechercher les auteurs d’infractions pénales. Leurs interventions habituellement menées avec objectivité sont donc, en général, dirigées de manière à confondre des contrevenants, des délinquants ou des criminels afin de les sanctionner ou de les déférer en justice.

 

Les contre-enquêtes menées par les agents de recherches privées à la demande de justiciables soupçonnés, mis en examen ou condamnés clamant leur innocence, rétablissent un juste équilibre. En effet, ces contre-enquêtes tendent le plus souvent, elles, à rechercher des preuves ou éléments susceptibles d'accréditer le bien-fondé de leur innocence et non de leur culpabilité.

 

Dans une affaire pénale revêtant une certaine importance, un magistrat peut être désigné afin d'instruire le dossier, théoriquement à charge et à décharge ; mais la pratique démontre que, l'antagonisme de ces tâches, fait que le juge d'instruction ne peut pas toujours correctement instrumenter de cette manière.

 

Les investigations effectuées par les agents de recherches privées ne sont pas forcément mieux menées que celles des services administratifs officiels ; mais étant orientées autrement, elles peuvent aboutir à des conclusions différentes et dans certains cas contribuer à la manifestation de la vérité, notamment en permettant d’innocenter des justiciables accusés ou poursuivis à tort.

 

Une contre-enquête privée s'avère donc parfois être un dernier recours pour le citoyen et une garantie du respect des libertés individuelles.

 

On peut aussi considérer que, dans notre système judiciaire de mode inquisitoire, les services administratifs en général, et sur le plan pénal, le ministère public, disposent dans la pratique sinon dans la théorie, de spécialistes de l'investigation chargés de rechercher des éléments de preuves étayant l'accusation ; tandis que le justiciable n'a trop souvent à sa disposition qu'un avocat dans l'impossibilité légale et matérielle de mener une enquête et donc d'œuvrer concrètement pour rechercher des éléments susceptibles d’étayer la thèse de la défense.

 

De nombreux cas, dans lesquels des personnes ont été soupçonnées, mises en cause et parfois même condamnées à tort, démontrent l'absolue nécessité pour le citoyen justiciable d'avoir le droit et la possibilité de faire procéder à des contre-enquêtes.

 

Cependant, l'agent de recherches privées a aussi un important rôle à jouer dans les affaires judiciaires dans lesquelles les représentants des parties civiles et les services administratifs concernés ont des divergences d'appréciation quant à l'opportunité des poursuites, la qualification des faits ou même sur les méthodes à mettre en œuvre pour aboutir à la résolution d'une affaire ou l'identification de l'auteur des faits.

 

Ils sont également compétents pour intervenir lorsque les parties civiles se trouvent confrontées à des décisions de classement sans suite, des ordonnances de non-lieu, des relaxes ou des acquittements dont elles contestent le bien-fondé.

 

 

 



14/02/2011
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L'AFFAIRE LAURENT BARY

 

 

 

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CONTRE-ENQUETE JUDICIAIRE
 
 
DANS L'AFFAIRE LAURENT BARY

 

 

 

 
- VOIR CI-DESSOUS UN EXTRAIT DE L'EMISSION TELEVISEE "REVELATION" AYANT TRAIT A UNE CONTRE-ENQUETE DE SABRINA HAMOUDI DANS
L'AFFAIRE LAURENT BARY -
 
 
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  Pour visionner le reportage, veuillez cliquer sur l'image
 
 
 
 
 
- VOIR CI-DESSOUS UN ARTICLE DU QUOTIDIEN "LE BIEN PUBLIC" - 
 
 

 

COTE D'OR – JUSTICE

 

ARCONCEY : UNE DETECTIVE SUR « L'AFFAIRE BARY »

 

 

 

 

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Sabrina Hamoudi poursuit un travail d’investigation

pour espérer déposer une requête en révision. Photo Franck Bassoleil

 

 

Des chaînes de télévision, un comité de soutien et une détective privée reprennent le dossier Laurent Bary, condamné pour le meurtre de sa femme

 

 

Il y a eu le meurtre de Valérie Bary, le vendredi 26 mars 2004, tuée de treize coups de couteau à Arconcey (canton de Pouilly-en-Auxois). Neuf ans plus tard, on est peut-être à l’aube de voir naître une “affaire Laurent Bary” – son mari – car même s’il a été condamné par deux fois à vingt ans de réclusion criminelle pour ce meurtre, il continue de clamer son innocence en prison.

 

 

L’existence d’un doute

 

C’est que dans cette affaire planent encore des mystères et ce sont ces zones d’ombres qui ont conduit plusieurs chaînes de télévision à lui consacrer des documentaires. Il y a d’abord eu W9, en juin 2012. Ce mois-ci, la chaîne Planète + Justice, du groupe Canal + lui consacre également une émission, présentée par Paul Lefèvre. En juin, c’est la Chaîne 23 de la TNT, dirigée par Étienne Mougeotte qui évoquera à son tour cette affaire, dans le cadre de son magazine Révélation. Dans ce magazine, les journalistes ont suivi le travail de contre-enquête judiciaire de certains détectives privés, dont celui de Sabrina Hamoudi qui travaille justement sur cette affaire Bary. Ils ne sont pas les seuls, car un “comité de soutien pour la reconnaissance de l’innocence de Laurent Bary” a même vu le jour (laurent-bary.com).

 

Sabrina Hamoudi, 32 ans qui se définit comme un « agent de recherche privé » travaille au sein d’une agence de recherches pour la défense des droits à Saint-Etienne. À l’origine de sa démarche, c’est la présidente du comité de soutien qui a contacté Roger-Marc Moreau, criminaliste : « C’est lui qui m’a formée à ce métier. À l’issue de mes études de droit, j’ai travaillé comme assistante de justice et c’est de là qu’est né mon militantisme contre les injustices. » De passage à Beaune, elle nous a énuméré les points qui pourraient selon elle, faire naître un “doute suffisant” et conduire, pourquoi pas à un procès en révision.

 

 

Les incohérences

 

Sabrina Hamoudi estime que ce procès est une « construction intellectuelle d’un coupable ». Elle énumère ainsi : « On n’a jamais cherché à faire une géolocalisation de son portable, au moment du meurtre. La police scientifique est passée 12 jours après, sur la scène de crime, alors qu’on a demandé à la famille de la nettoyer deux jours après le meurtre. Tous les cheveux retrouvés dans la main de la victime n’ont pas été analysés. Personne n’est allé rencontrer les vendeurs du magasin de bricolage qu’elle a appelé la veille du meurtre. C’est pourtant important, car si elle avait fait une commande, elle pouvait être passée le lendemain pour la prendre ; ce qui donnerait des indications sur l’heure du crime. Il y a aussi des pistes qui n’ont pas été approfondies, comme cet homme mystérieux, blessé à la main et qui a acheté un journal, le lendemain du meurtre pour avoir des nouvelles de cette affaire. La buraliste a été étonnée, car rien n’était encore paru. L’heure du crime a aussi beaucoup varié au cours de l’instruction. Il y a l’expert psychiatrique qui a affirmé que le tueur était gaucher, alors que Laurent Bary est droitier, mais au procès d’appel, son témoignage n’a pas été accepté. » À l’inverse, elle n’ignore pas l’attitude étrange de Laurent Bary qui avait simulé un faux cambriolage. Il a ensuite expliqué qu’il avait peur d’être accusé, mais ce mensonge a pesé lourd dans la balance.

 

Au final, Sabrina Hamoudi se garde d’affirmer que Laurent Bary pourrait être innocent, mais elle est déterminée à continuer son travail d’investigation, en espérant un jour, pouvoir déposer avec son avocat, une requête en révision.

 

 

Franck BASSOLEIL

 

 

Article de presse publié dans le quotidien « LE BIEN PUBLIC » le 21 mai 2013

 

bienpublic.com

 

 

 

 

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22/05/2013
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AFFAIRE YOUNESS IBRAHIMI

 

 

 

AFFAIRE YOUNESS IBRAHIMI

 

 

 

 

Assises du Vaucluse : condamné, sa famille mène une contre-enquête et livre un coupable
Avignon
 

Les proches de Youness Ibrahimi ont effectué leur enquête pour démontrer l'innocence de cet homme, condamné à 12 ans de prison pour un braquage commis en 2012

Faits divers - Justice - Assises de Vaucluse : condamné, sa famille mène une contre-enquête et livre un coupable

Convaincue de l'innocence de son frère, défendue par Nadia El Bouroumi, Hanane Hibrahimi a fait appel à des détectives privés pour mener une contre-enquête et pris des risques insensés. Photo Bruno Souillard

 

Le procès qui va se tenir les 22 et 23 septembre devant la Cour d'assises d'appel du Gard, présidée par Christophe Vivet, va être explosif tant les tensions sont palpables.

 

Dans le monde de la voyoucratie où la règle première est que personne ne "balance", il apparaît improbable de livrer un nom. C'est ainsi qu'en décembre 2014, muselé sur le banc de la Cour d'assises de Vaucluse, Youness Ibrahimi, 33 ans, accusé d'avoir participé le 24 juillet 2012 au braquage du gérant d'une station-service au Pontet, a dû se contenter, lors de son procès, de marteler qu'il était innocent. Sans pouvoir livrer le nom qui lui brûlait les lèvres. Lorsque le verdict le déclarant coupable et le condamnant à douze ans de réclusion criminelle est tombé, sa famille a décidé de se battre. Avec, en première ligne, telle une pasionaria, sa soeur Hanane.

Un nom de coupable est livré

Si Hanane Ibrahimi n'a jamais soutenu son frère lors de ses nombreux démêlés judiciaires, l'injustice l'a révoltée. Convaincue de l'innocence de son frère dans ce braquage, cette mère de famille - qui a servi au sein de la Gendarmerie nationale - a fait appel à des détectives privés pour mener une contre-enquête et a pris des risques insensés. Allant jusqu'à enregistrer des conversations téléphoniques avec des détenus, chercher à introduire une caméra espion au sein de la détention, à la prison du Pontet. Ou encore, avec son mari, à convaincre Hakim, celui qui pour la famille apparaît comme étant "le" coupable", à venir chez eux pour recueillir à son insu ses confidences.

 

Hakim aurait promis d'enregistrer ses aveux avant de partir s'installer en Algérie. Mais voilà, tout à fait pschitt car depuis il s'est rétracté. Soutenant avoir parlé sous la contrainte. Le mari d'Hanane a d'ailleurs été condamné après cet épisode rocambolesque.

Un supplément d'information

À la demande de Me El Bouroumi, Me Billet et Me Rebstock, conseils de Youness Ibrahimi, un supplément d'information a toutefois été ordonné par la Présidente de la Cour d'assises du Gard, avant la tenue du procès en cause d'appel. Un espoir pour la famille de Youness Ibrahimi que la justice regarde le dossier sous un nouveau prisme.

 

Des éléments troublants ont en effet été pointés lors de la contre-enquête et la justice se devait de procéder à des vérifications, afin d'assurer la tenue d'un procès équitable. D'autant que pour la défense, le nom d'un coupable est apparu. Reste que Hakim, qui pourrait être cité comme témoin devant la juridiction d'appel, a maintenu ses protestations d'innocence.

 

Quant à Mohamed El Yaagoubi, condamné à 20 ans de réclusion dans cette affaire, il dédouane Youness Ibrahimi dans des enregistrements pirates. Mais il va sans doute esquiver et tenir la même posture que lors du premier procès : "il va assumer sa part" confie le bâtonnier Gardien qui assure désormais sa défense au côté de Me Mourad.

"Ce n'est qu'un feu de paille"

Pour la partie civile la défense a relevé un pari insensé. "Cette contre-enquête n'est qu'un feu de paille destiné à parasiter le procès" assure Me Jaouen qui reste convaincu que les deux accusés sont bien les auteurs du braquage. "Je les reconnais tous les deux" avait confirmé lors du procès la victime.

 

Le 24 juillet 2012, alors qu'il se rendait en scooter dans une banque du Pontet pour déposer la recette de la station-service qu'il gère, Serge Requin a été percuté par une voiture. Gazé par le passager, il se relève et se bat avec cet homme, qui va obtenir le renfort du chauffeur. Puis le passager rejoint la voiture, prend un sabre et en porte un coup au gérant de la station essence.

 

Mohamed El Yaagoubi sera rapidement identifié par son ADN. Les enquêteurs vont ensuite se focaliser sur Youness Ibrahimi, une de ses relations avec qui il est impliqué dans une autre affaire... mais qui assure que ce n'est pas lui qui, le 24 juillet 2012, faisait équipe avec El Yaagoubi. Il se trouvait ce jour-là avec une amie dans un hôtel de Rochefort-du-Gard et l'a raccompagnée en début d'après-midi à la gare d'Avignon. Avant de se rendre, avec une heure de retard, à un rendez-vous avec son conseiller d'insertion.


Ce soir sur TF1 

À la veille du procès, épuisé par des mois de combat et de doute, Hanane Ibrahimi a lancé une dernière bouée à la mer. Pour médiatiser le dossier au plan national, elle a sollicité l'association "Robin des Lois". À l'écoute et un brin fasciné par cette histoire qu'il ne manque pas de qualifier d'"extraordinaire" François Korber, le délégué général de l'association qui milite pour la défense des droits de l'Homme, a suscité l'intérêt de plusieurs médias nationaux avec en première ligne "TF1". Dimanche à 18 h 30, l'émission "sept à huit" présentée par Harry Roselmack diffuse un reportage de Jean-François Firey produit par "Éléphant et cie" sur le combat de la famille de Youness Ibrahimi.

 

 

 

 

 

 

 

 


29/11/2016
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AFFAIRE DIAZ / THOMAS

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AFFAIRE DIAZ / THOMAS
 
 
 
 
 
Le procès en appel à l’aune d’une contre-enquête conduite par Roger-Marc Moreau et Sabrina Hamoudi.
 
 
 
- VOIR CI-DESSOUS UN ARTICLE DU QUOTIDIEN "LA CHARENTE LIBRE" -

 
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12 Mars 2012

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Jean-François Barré

Des témoins et un nouveau procès pour Michel Diaz

L'ancien gérant de la Société nouvelle Laurent, condamné après l'incendie de son entreprise de Chalais, est rejugé en appel.

 

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Condamné en première instance, Michel Diaz (ici avec Sabrina Hamoudi) clame son innocence dans l'incendie de son entreprise. Photo Céline Levain
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Quatre ans de prison dont un avec sursis. Michel Diaz, l'ancien gérant de la Société nouvelle Laurent à Chalais, spécialiste du manège et de la caravane pour les forains, condamné par les magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée au tribunal de Bordeaux en octobre 2010, a trouvé que cela faisait cher pour l'incendie de son entreprise en août 2005. Surtout qu'il a toujours contesté avoir mis le feu aux ateliers pour escroquer l'assurance. Et même en être le complice, c'est-à-dire le commanditaire, comme l'avait envisagé l'instruction puisque le chef d'entreprise avait multiplié les éléments pour démontrer qu'il était en vacances en Turquie quand l'incendie s'est déclaré.

 

Son beau-père, André Thomas, condamné à la même peine, a lui aussi estimé que cela faisait lourd. Tout comme leur compagne et un cousin pris dans cette affaire.

 

Tous les condamnés devant la cour d'appel

 

Ce matin, ils se retrouveront donc tous devant la cour d'appel de Bordeaux. Entre-temps, Michel Diaz a étoffé son dossier. Il a fait appel à Roger-Marc Moreau, flic privé et spécialiste des contre-enquêtes, qui avait travaillé aussi bien sur l'affaire Omar Raddad que sur le dossier «Paquita» à Angoulême.

 

En quelques mois, le privé a alimenté le dossier que l'avocat bordelais, Benoît Ducos-Ader, défendra à nouveau devant la cour. Des témoins ont été contredits. D'autres ont été retrouvés, jusqu'en Espagne. Ils seront une petite dizaine convoqués devant la cour. Au point que l'audience a été programmée sur quatre jours, jusqu'à jeudi soir. «Les témoignages ont été tordus jusqu'à obtenir ce qu'il fallait qu'ils disent, estime pour sa part Roger-Marc Moreau. Toute l'affaire a été bâtie sur le rapport, à charge, d'un agent de recherche privé employé par la compagnie d'assurances.»

 

«Il faut tout reprendre à zéro, puisque mon client conteste toute infraction», indique Me Ducos-Ader qui, en son temps, avait dénoncé «l'ambiance délétère» du premier procès. «On ne nous écoutait absolument pas.»

 

Il lui faudra démontrer que les deux prévenus n'avaient pas d'intérêt à la destruction de l'entreprise, que les dommages subis n'ont pas été majorés, que du matériel et des véhicules n'avaient pas été «mis à l'abri» comme cela le leur a été reproché. Le gérant et son beau-père, lui aussi dans le même secteur d'activité, clament leur innocence dans l'incendie d'une entreprise qu'ils estimaient en bonne santé, avec une activité assurée pour plusieurs années.

 

Michel Diaz a toutefois reconnu des «erreurs». Il a été récemment condamné par le tribunal correctionnel d'Angoulême pour fraude fiscale. «Mais je ne suis pas l'incendiaire de ma société», martèle-t-il depuis sept ans.

 

 

 

 

 

 


18/03/2012
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MICHEL DIAZ & ANDRE THOMAS RELAXES !

 
 
 
 
 MICHEL DIAZ & ANDRE THOMAS RELAXES !
 
 
 
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Le verdict du procès en appel à l’aune d’une contre-enquête conduite par Roger-Marc Moreau et Sabrina Hamoudi.
 
 
 
- VOIR CI-DESSOUS UN ARTICLE DU QUOTIDIEN "LA CHARENTE LIBRE" -
 

 https://static.blog4ever.com/2011/02/468831/index-ch-l.jpg
Jean-François Barré
16 Mai 2012 | 04h00
Mis à jour | 07h25

Région

Michel Diaz relaxé pour l'incendie de sa société

Jugé commanditaire de l'incendie de la Société nouvelle Laurent à Chalais en août 2005, il avait pris quatre ans ferme. Il a été blanchi en appel.

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Après l'incendie de Chalais, Michel Diaz (ici avec Sabrina Hamoudi) n'a jamais voulu baisser les bras. La cour d'appel de Bordeaux l'a relaxé. Photo Céline Levain

 

 Relaxés. «Ça nous est tombé dessus. On n'a pas compris. Mais on est soulagés.» Michel Diaz, l'ancien patron de la Société nouvelle Laurent, fabricant de manèges à Chalais, et son beau-père, André Thomas, sont restés abasourdis, comme sonnés par l'arrêt de la cour d'appel de Bordeaux rendu hier après-midi.

 

Ils avaient pris quatre ans ferme en première instance. La justice avait considéré qu'en août 2005, alors que Michel Diaz était en vacances en famille en Turquie, il avait commandité l'incendie qui avait ravagé l'entreprise fermée pour les congés. Et que son beau-père était aussi complice. Hier, la cour d'appel a dit que les deux hommes n'y étaient pour rien. Mais ils ont tout de même condamné Michel Diaz à deux ans de prison dont dix-huit mois de sursis pour des abus de biens sociaux. Et son beau-père à dix-huit mois de sursis.

 

Étranger à l'incendie, c'est ce qu'avait plaidé lors de la première instance devant la juridiction interrégionale spécialisée son avocat Benoît Ducos-Ader, en dénonçant une instruction à charge, menée sur les bases du rapport d'un enquêteur privé mandaté par la compagnie d'assurances. C'est ce qu'il a de nouveau plaidé, en s'appuyant cette fois sur les témoignages recueillis par un autre «privé», Roger-Marc Moreau, qui est retourné à la pêche aux témoins jusqu'en Espagne. La défense les a fait citer. «Le soi-disant expert de la compagnie n'était pas crédible», dit l'enquêteur. «On l'avait dit depuis le début», lâche Michel Diaz.

 

«On a bien morflé»

 

Il est ressorti blanchi de la salle d'audience. Avec une pointe d'amertume dans la voix. «On a tout perdu. On m'a fait raser mes bâtiments alors que j'étais en prison. L'entreprise a été liquidée alors qu'elle tournait. On a bien morflé. C'est trop. Enfin, le tribunal l'a vu.» Ce qui ne console pas complètement Michel Diaz qui roulait hier soir vers le Sud où il s'est installé, qui s'apprêtait à prendre à 3 heures du matin le volant du camion qu'il conduit. Un boulot en intérim. «C'est ça ma nouvelle vie, pour l'instant. Mais il refuse tout de même de baisser les bras. On veut être tranquille maintenant, mais on veut laver notre honneur. On se sent encore de Chalais.»

 

«C'est une immense satisfaction, reconnaît Benoît Ducos-Ader. La cour a reconnu que la condamnation en première instance était aberrante.» Pour l'avocat de Michel Diaz, c'est une autre affaire qui débute. Une procédure au civil. «On veut toucher l'indemnisation que l'on aurait dû avoir, insiste Michel Diaz. Aujourd'hui, je pense à mon entreprise qu'ils m'ont prise, à mes employés qui avaient confiance en moi.»

 

Michel Diaz est heureux d'être innocent. L'affaire l'a marqué. Il dit encore qu'il y a tout laissé. «Ma maison de Chalais a été vendue aux enchères le mois dernier. Elle valait 550 000 euros. Elle est partie pour les 72 000 euros qui restaient du crédit.»

 

 

 

 


16/05/2012
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CONTRE-ENQUETE JUDICIAIRE - ABDELKADER AZZIMANI & ABDERRAHIM EL JABRI DEVANT LA COMMISSION DE REVISION DES CONDAMNATIONS PENALES

 

 

 

 ABDELKADER AZZIMANI

 

& ABDERRAHIM EL JABRI

 

 

 

A la suite de la saisine de la Commission de révision des condamnations pénales ce lundi 18 juin 2012, la décision de renvoyer les deux hommes condamnés à tort devant la Cour de révision de la chambre criminelle de la Cour de cassation sera rendue le 02 juillet prochain !

 

 

 

- VOIR CI-DESSOUS UN ARTICLE, DE LA JOURNALISTE MARIE-LAURE COMBES, PUBLIE le 18 juin 2012, SUR LE SITE DE LA RADIO "EUROPE 1" -

 

 

 

* * * * *

 

 

Deux hommes accusés à tort de meurtre ?

Par Marie-Laure Combes

Publié le 18 juin 2012 à 15h00 Mis à jour le 18 juin 2012 à 15h50

Condamnés pour un meurtre qu'ils ont toujours nié, Brahim El Jabri et Abdelkazer Azzimani pourraient être blanchis par la justice. Condamnés pour un meurtre qu'ils ont toujours nié, Brahim El Jabri et Abdelkazer Azzimani pourraient être blanchis par la justice. © MAXPPP

Condamnés pour un crime il y a 15 ans qu'ils ont toujours nié, ils pourraient être blanchis.

 

Ils ont déjà passé 12 et 14 ans derrière les barreaux. Ils n'ont pourtant jamais cessé de clamer leur innocence. Quinze ans après le meurtre sauvage pour lequel ils ont été condamnés, Brahim El Jabri et Abdelkazer Azzimani pourraient être rejugés par la Cour de révision. Le Point révèle lundi que l'avocate générale de la Commission de révision a déjà rendu "un avis favorable à la saisine de la Cour de révision, seule juridiction à pouvoir "casser" une condamnation".

 

En 1997, l'affaire avait secoué la petite ville de Lunel, dans l'Hérault. Le corps d'un homme de 22 ans avait été découvert lardé de 108 coups, portés par deux couteaux. Les enquêteurs avaient rapidement découvert que la victime, Abdelaziz Jhilal, "Azouz" pour les intimes, était en fait un dealer et avait pour habitude d'escroquer fournisseurs et clients.

Les derniers à avoir vu la victime vivante

Puis les gendarmes s'étaient tournés vers deux hommes, Albdelkader Azzimani et Abderrahim El Jabri, connus pour être grossistes en cannabis. Des écoutes avaient permis aux enquêteurs d'apprendre qu'ils avaient fourni 5 kilos de cannabis à Azouz, quelques heures avant sa mort.

 

Un témoin, qui vivait à quelques mètres du lieu du crime, avait d'ailleurs affirmé les avoir vus se disputer dans l'après-midi du meurtre. Un petit détail qui avait mis la puce à l'oreille des enquêteurs, puisque le médecin légiste affirmait que la mort a eu lieu vers 20h30. Mais ce témoin oculaire avait formellement reconnu les deux suspects.

Pas de mobile pour le crime

Après avoir purgé cinq ans de prison pour trafic de stupéfiants, Brahim El Jabri et Abdelkazer Azzimani avaient été jugés pour le meurtre. Devant les jurés, ils avaient détaillé la journée du 21 décembre 1997. Oui, ils ont bien fourni du cannabis à Azouz, mais non, ils ne l'ont pas tué. Quelle raison auraient-ils eu de la faire puisqu'ils attendaient que le jeune homme les paye ?

 

Mais les jurés en avaient décidé autrement. Ils les avaient déclarés coupables d'homicide et Brahim El Jabri et Abdelkazer Azzimani ont condamnés à 20 ans de prison. En appel, le tribunal ne les a plus reconnus coupables que de complicité d'homicide mais n'a pas changé la peine.

Une contre-enquête qui paie

En prison, Brahim El Jabri et Abdelkazer Azzimani ont continué de se battre pour prouver leur innocence. Ils ont même engagé le détective privé qui avait mené la contre-enquête sur Omar Raddad. Il a réussi à faire craquer le témoin. Puis des traces ADN retrouvées sur la scène de crime ont été analysées par le nouveau fichier national automatisé des empreintes génétiques. Bingo : elles correspondent à celles d'un manutentionnaire, Michel Boulma, condamné peu avant pour un petit trafic de drogue.

 

Michel Boulma reconnaît alors s'être trouvé sur les lieux du crime mais accuse un autre homme : Bouziane Helaili, qui dirigeait alors le centre de loisirs de Lunel. Ce dernier, jamais inquiété lors de l'enquête, reconnaît avoir donné quelques coups de couteau mais charge Boulma. Les deux hommes ont été mis en examen pour "assassinat" en mars 2011. Abderrahim El Jabri a été libéré en avril 2011. Abdelkader Azzimani avait, lui, bénéficié d'une remise en liberté conditionnelle dès 2009.

Septième erreur judiciaire reconnue ?

Si la Cour de révision accepte de rouvrir le dossier, elle reconnaîtrait ainsi la septième erreur judiciaire depuis la fin de la guerre. L'audience aura lieu à huis-clos et la décision devrait être mise en délibéré.

 

 

 

 


24/06/2012
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ABDELKADER AZZIMANI & ABDERRAHIM EL JABRI ONT ETE RENVOYES DEVANT LA COUR DE REVISION !

 

 

 

 

Le 02 juillet 2012

La commission de révision vient de rendre sa décision historique

 

 

 

 

L’UNE DES PLUS GRAVES ERREURS JUDICIAIRES

JAMAIS COMMISES EN FRANCE

 

 

 

Après 15 années de lutte acharnée pour contraindre une institution judiciaire aveuglée par d'irrationnelles convictions, comme murée dans une sorte d'autisme la rendant sourde et insensible aux multiples interventions, mises en garde et appels au secours (et Dieu sait s'ils ont été nombreux) ; la commission de révision a renvoyé l'affaire d'Abdelkader Azzimani et Abderrahim El Jabri devant la Cour de révision de la chambre criminelle de la Cour de cassation afin que les deux hommes soient réhabilités.

 

 

 

 

UN VERITABLE DENI DE JUSTICE

 

 

 

Cette décision paraît cependant bien tardive, en effet, ladite commission avait déjà été saisie par les accusés qui avaient argué de nouveaux éléments particulièrement probants, mais avec le plus grand cynisme, elle avait cru bon devoir rejeter leur requête en janvier 2009 !

 

La décision rendue est donc une grande victoire pour les accusés, pour les citoyens et pour tous les justiciables accusés à tort, mais certainement pas pour notre « Justice » qui, une fois encore, a fait montre d'arrogance et d'insuffisance...

 

 

 

 

Le 02 juillet 2012

Roger-Marc Moreau répond à la presse

 

 

- POUR VISIONNER LE REPORTAGE DE "BFM-TV", TOURNE LE 02 JUILLET 2012 DEVANT LA COMMISSION DE REVISION, VEUILLEZ CLIQUER SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

 

 

- REPORTAGE DE BFM-TV -

 

 

 

- VOIR CI-DESSOUS UN ARTICLE, DE SYLVAIN MOUILLARD, JOURNALISTE AU QUOTIDIEN "LIBERATION", PUBLIE LE 02 JUILLET 2012 -

 

 

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Société
Après 11 et 13 ans de prison, deux condamnés bientôt innocentés ?
2 juillet 2012 à 19:02

Abderrahim el-Jabri montre un article de presse concernant son procès, le 26 juin 2012 à son domicile d'Ostricourt, dans le Nord

Abderrahim El-Jabri montre un article de presse concernant son procès, le 26 juin 2012 à son domicile d'Ostricourt, dans le Nord (AFP)

Par SYLVAIN MOUILLARD

 

La procédure est rarissime. La Cour de révision a été saisie ce lundi des cas d’Abdelkader Azzimani et Abderrahim El-Jabri, condamnés à vingt ans de prison pour un meurtre commis en 1997, à Lunel (Hérault), qu’ils ont toujours nié. Sans succès, puisqu’ils ont passé respectivement onze et treize ans derrière les barreaux.

 

Mais après une lutte judiciaire de longue haleine, Azzimani et El-Jabri pourraient obtenir un nouveau procès et être acquittés. Depuis 1945, la procédure devant la Cour de révision - ultime recours possible en droit français - n’a abouti qu'à sept acquittements. Parmi lesquels les dossiers de Patrick Dils et Roland Agret, notamment.

 

Il est 14 heures passé de quelques minutes quand Abderrahim El-Jabri sort de son audience devant les magistrats de la commission de révision des condamnations pénales. Celle-ci vient, dans un document d’une dizaine de pages, rendre la décision tant attendue. «L'état des investigations exclut toute participation de MM. Azzimani et El-Jabri à la commission du meurtre», écrit-elle. En clair, la Cour de révision va être saisie dans les prochains mois.

 

108 coups de couteau

Souliers marrons, veste et pantalon beige, Abderrahim El-Jabri «n’arrive pas à trouver [ses] mots». Le petit homme de 47 ans est «vidé», mais «ému et content». «C’est un pas vers la vraie justice, soupire-t-il. Quinze ans de procédure, c’est long. On sent l’acharnement. Mais la justice fait son travail. Les erreurs, cela arrive, malheureusement.»

 

Aux yeux de Roger-Marc Moreau, le détective qui l’assiste depuis près de dix ans, le revirement de la justice tient pourtant du «miracle». Il faut dire que depuis le 22 décembre 1997, tout semblait s’acharner contre les deux accusés. Au petit matin, un homme découvre un corps ensanglanté à Lunel, au bord d’un chemin de campagne. Lacéré de 108 coups de couteau, Abdelaziz Jhilal - «Azouz» pour ses amis - gît là depuis la veille au soir. Il a 22 ans. Les enquêteurs découvrent que Jhilal, dealeur de cannabis, traîne une réputation d’arnaqueur. Ils s’orientent rapidement vers la piste d’un règlement de comptes.

 

Leurs écoutes téléphoniques les mènent vers Azzimani et El-Jabri, qui fournissaient «Azouz» en cannabis. Le jour du meurtre, ils avaient rendez-vous avec la victime, qui leur devait 45 000 francs pour une livraison de 5 kg de shit. Pour les gendarmes, le mobile du meurtre est clair. D’autant qu’un témoin, Errol Fargier, jure les avoir reconnus lors d’une altercation avec Jhilal le jour du meurtre. Qu’importe si l’homme, un peu illuminé, est persuadé que les faits ont eu lieu dans l’après-midi du 21 décembre, alors que le légiste situe l’heure du décès aux alentours de 20 h 30. Les enquêteurs bouclent leur enquête. En avril 1998, El-Jabri et Azzimani sont écroués, malgré leurs dénégations, pour trafic de stupéfiants et homicide volontaire.

 

Déclarations farfelues

La justice ne dispose d’aucune preuve matérielle et ne compte que sur les déclarations de Fargier. «Plus le dossier est mince, plus elle a tendance à en faire des tonnes», estime Roger-Marc Moreau. De fait, lors du premier procès, en 2003, les coaccusés écopent de vingt ans de prison, malgré les déclarations imprécises voire farfelues de Fargier à la barre. Peine confirmée en appel un an plus tard à Perpignan, cette fois-ci pour une «simple» complicité de meurtre.

 

Roger-Marc Moreau, connu pour avoir travaillé sur le dossier Omar Raddad, est engagé par les familles des condamnés. Il interroge Fargier à plusieurs reprises, souvent sous l’objectif des caméras, «afin de médiatiser l’affaire». Le principal témoin s’empêtre dans des déclarations contradictoires. En 2008, il déclare même avoir confondu El-Jabri avec un autre homme. L’avocat général, saisi de doutes, engage une demande de révision devant la Cour de cassation. Sans succès.

 

Le dossier est rouvert en 2009. Sous la pression de la défense, les traces ADN prélevées sur la scène de crime sont inscrites au Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). «Cela semblait anodin, mais ça contribuera à innocenter El-Jabri et Azzimani», dit Roger-Marc Moreau. En effet, un an plus tard, un manutentionnaire de 30 ans, Michel Boulma, voit son ADN prélevé dans le cadre d’une enquête sur des vols à l'étalage commis dans le supermarché où il travaille.

 

L'ADN parle, presque par hasard

«Il y a un double miracle dans cette affaire, résume Jean-Marc Darrigade, un des avocats des deux accusés. Déjà, parce que Boulma n'était même pas impliqué dans cette procédure. Il s’agissait juste de vérifier que le personnel de la supérette n'était pas complice des vols.» Ensuite, parce que le Fnaeg va rapidement parler. L’ADN de Boulma correspond à celui retrouvé en 1997 autour du corps de Jhilal. «Heureusement qu’il s’est blessé lors du meurtre et qu’il a laissé son sang sur le rétroviseur et l’appuie-tête de la voiture, ainsi que sur la chaussette de la victime», résume Me Darrigade.

 

«Les gendarmes l’ont convoqué, et il est passé à table tout de suite. Il s'étonnait même qu’il n’ait pas été confondu plus tôt», se souvient Roger-Marc Moreau. Boulma donne un complice, Bouziane Helaili, 32 ans, directeur du centre de loisirs de Lunel, qui n’avait jamais eu affaire à la justice. Les deux hommes, qui écartent toute responsabilité des deux premiers accusés, continuent aujourd’hui à s’accuser des coups mortels.

 

Pour Roger-Marc Moreau, ses clients, dealers et maghrébins, étaient les coupables idéaux. «Lors de leur procès en appel, en 2004 à Perpignan, l’ambiance était délétère», se souvient-il. Mais Abderrahim El-Jabri, lui, ne veut plus penser à ses longues années de détention. «C’est pire qu’un combat, c’est une guerre, confie-t-il. Il ne faut pas se laisser aller. Je m’attendais souvent au pire, j’ai quand même été déçu.» Pour tenir en prison, il s’en remet «au sport et au spiritualisme».

 

«Ils n’ont jamais désarmé et se sont battus dans le respect des voies de droit», juge Jean-Marc Darrigade, qui suit les deux hommes depuis quatorze ans. «Même en prison, ils n’ont jamais commis d’actes de rébellion ni subi de procédure disciplinaire.» Depuis leur libération conditionnelle - en 2009 pour Azzimani, en 2011 pour El-Jabri - les anciens coaccusés peinent à retrouver une vie normale. Le premier souffre d’un eczéma chronique qui le handicape grandement pour son travail de garagiste. Le deuxième, de nationalité marocaine, jongle avec les récépissés de titre de séjour de trois mois. «Aujourd’hui, je veux me marier, avoir des enfants, souffle-t-il. Aller me recueillir sur la tombe de mon père, aussi, qui est enterré au Maroc

 


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Le 02 juillet 2012

Roger-Marc Moreau et Abderrahim El Jabri

 

 


04/07/2012
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RESCAPE D’UN DESASTRE JUDICIAIRE

 

 

 

 

 ABDELKADER AZZIMANI & ABDERRAHIM EL JABRI

 

 

 

CAUCHEMAR Depuis près de quinze ans, Abderrahim El Jabri clame son innocence. Aujourd'hui, avec son ami Abdelkader Azzimani, il devrait entrer dans les annales des erreurs judiciaires françaises. Un fait très rare puisque seuls huit cas ont été officiellement recensés depuis l'affaire Dreyfus. Par Yann Barte

 

 

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- REPORTAGE DE BFM-TV -

 

 

 

- VOIR CI-DESSOUS L’INTERVIEW D’ABDERRAHIM EL JABRI REALISÉE PAR LE JOURNALISTE YANN BARTE ET PUBLIÉE DANS LE MENSUEL ''LE COURRIER DE L’ATLAS'', N° 63 DU MOIS D’OCTOBRE 2012 :

 

 

 

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08/10/2012
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UNE PREMIERE DANS L'HISTOIRE DE NOTRE JUSTICE : LE 17 AVRIL 2013, LA COUR DE REVISION VA EXAMINER UNE DOUBLE REVISION !

 

 

 

Affaire AZZIMANI - EL JABRI 

 



 

 

 

La contre-enquête judiciaire et la campagne de soutien menées par Sabrina Hamoudi et  Roger-Marc Moreau en faveur des deux hommes condamnés à tort, ont notablement contribué à l’événement unique qui va avoir lieu à PARIS le 17 avril prochain... 

 

En effet, pour la première fois dans l’histoire de notre Justice, deux personnes ont été renvoyées ensemble devant la Cour de révision de la chambre criminelle de la Cour de cassation ! 

 

 

 

L'UNE DES PLUS GRAVES ERREURS JUDICIAIRES

 

JAMAIS COMMISES EN FRANCE

 

 

 

Cette affaire exemplaire, démontrant l’extrême faillibilité de notre système judiciaire, devrait interpeller sévèrement l’ensemble de l’institution et espérons-le, engendrer à terme, des réformes de fond offrant plus de garanties pour les justiciables. 

 

- Voir ci-dessous un lien permettant de visionner l’excellent reportage de Dimitri Grimblat - "L’étrange témoin du crime" -, diffusé récemment dans le cadre du magazine "Enquêtes criminelles" sur la chaîne W9 : 

 

 

Pour visionner le reportage, veuillez cliquer sur l’image  


 

 

 

 



LE 15 MAI 2013 :

 



VICTOIRE POUR AZZIMANI & EL JABRI

LA COUR DE REVISION A ANNULE LES CONDAMNATIONS DES DEUX HOMMES !

 

 

 

LE 03 JUILLET 2014 :

 

 

 

https://static.blog4ever.com/2011/02/468831/artimage_468831_3242518_201102242016469.gifAFFAIRE AZZIMANI - EL JABRI
UNE REVISION POUR L'HISTOIRE

 

 

 

 

 

 

 

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08/04/2013
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